samedi 25 avril 2026

Campagne de Valperdu - Misty Mountains

Campagne de Valperdu - Misty Mountains

Chapitre précédent

1359 : Marpenoth 20 - Uktar 14 

    Durant ce mois calme, chacun en profite pour vaquer à ses propres occupations. 

    - Nelson reprend la route du Valbataille en compagnie de Triaphe. Il récupère l’armure qu’il avait commandé sur Essembra et sur laquelle il a fait graver quatre symboles élémentaires. Puis rend visite aux moines-combattants de l’abbaye de l’Epée. A leur contact, il apprend notamment que les sous-sols de l’édifice dédié au Père des batailles abritent des portails qui parfois relâchent leur lot de créatures…. Le guerrier, ayant réuni les quatre frères élémentaires, doit aujourd’hui composer avec une terrible affliction : un simple toucher de sa part et son interlocuteur subit de terribles et mortelles douleurs. Tout contact lui est désormais prohibé… 

    - Elquirel est remontée au nord dans l’épaisse forêt jusqu’à la communauté d’Arbres mêlés. Les Elfes et demi-elfes sur place l’ont informée avoir été la cible d’une attaque par un Sorcier rouge et son escorte. Leur description laisse peu de doute. Il devait s’agira du mage croisé plus tôt à Essembra chez le seigneur Ilmeth et qui se renseignait sur la cité de Faerolin dont la réputation de la bibliothèque perdue n’est plus à faire. Quant à ses véritables objectifs, mystère… 

    - Gidéon pour sa part, a visité Triaphe fraîchement installé à Essembra au sud de la cité, puis s’est successivement rendu à Hap et Pont de Plumenoire pour y acquérir respectivement l’Auberge du Couchant et l’Auberge « le Marinier ». Les personnels actuels en demeurent les gérants, mais doivent utiliser les services caravaniers de Triaphe et reverser un pourcentage des revenus de l’établissement annuellement. Le jeune ambitieux souhaite agrandir l’Auberge du Dragon écarlate et instaurer un monopole commercial à terme. Il profite également de ce moment de relâchement pour acquérir de nouveaux sortilèges. 

    - Tuskan et Georges se sont eux dirigés vers le Valbalafre, après que Tuskan ait bouclé les préparatifs du mariage et que le jeune prêtre et son mentor Malak aient étudié de près et veillé au bien-être du troupeau de rothés. Le motif officiel du déplacement est de déposer les invitations pour le mariage aux différents convives notamment Horgon implanté dans l’ancienne cité occupée de Lashan. En réalité, Tuskan souhaite informer le Ménestrel que la liche néthérisse est en capacité de sortir de sa grotte. Le tout à l'insu de Nelson, connecté à la liche sans que le groupe n’en sache le degré exact, ne soit informé…. Le voyage est riche en enseignement : Bac de Charpentier et son cercle mégalithique de pièces d’échec magiques, Chute de Plume, sa cascade, ses grottes, sa tour mystique et ses anciens temples et enfin le val de Valbalafre occupé par les forces combinées de Sembie, Château-Zhentil, Cormyr, Montéloy et Vaux, sans oublier la découverte de l’immensité marine. Arrivés à destination, ils rapportent les derniers évènements relatifs à la liche et Nelson à leur ami et après avoir étudié ensemble des différentes possibilités, actent de rester vigilants mais de ne pas précipiter les choses, la liche n’ayant, jusqu’ici, fait montre d’aucune malveillance. Les deux garçons repartent ébranlés de la mise en coupe réglée du val par les différents occupants et notamment les intrigues à peine dissimulées des forces sembiennes et zhentiles … 

    - Kasdanthur a regagné la mine de ses ancêtres et s’est mis au travail. Il a relancé la forge. Aidé par la magie de son dieu, il a déblayé l’escalier condamné qui descend vers les niveaux inférieurs. Il a pu en commencer l’exploration et découvrir des passages secrets. Mais il a également compris que les niveaux inférieurs du complexe abritent aujourd’hui différents monstres. Fort de cette information, il regagne le village pour mander du soutien à ses amis … 

1359 : 15 Uktar 

    Profitant de la venue des nains du clan Etoile de fer, Kasdanthur leur demande de revenir le mois prochain accompagné de leur chef car il aura des révélations importantes sur le clan à lui faire. Le groupe prépare ensuite ses bagages, prend congé de ses proches et se prépare à rallier l’antique mine naine. 

1359 : 16 Uktar 

    Après une route sans encombre, les jeunes attachent leurs montures dans les ruines du comptoir marchand à proximité des portes. L’occasion pour Nelson de dialoguer dans leur idiome avec les élémentaires de terre qui gardent l’édifice. 

    A l’intérieur, la forge remise en route distille alentours une chaleur agréable. En revanche l’obscurité est plus prononcée que lors de leur précédente visite. En effet le lichen fluorescent qui diffusait sa douce clarté semble ne pas supporter la chaleur ambiante et se meurt. Chacun s’arme et les aventuriers se risquent dans le passage nouvellement libéré. Des portes dissimulées ont permis de laisser une première partie du complexe inviolée jusqu’à leur découverte par le prêtre-guerrier. En revanche les autres salles ont toutes été saccagées et pillées. 

    « Mazette, cet endroit devait être majestueux autrefois. 

    - Tu as raison, Victor, il s’agit de la salle du trône de mes aïeuls. 

    - Fichtre, quelle odeur le vieux. Sans offense, ils ont dû pourrir ici les ancêtres. 

    - Espèce d’idiot, tu ne reconnais pas l’odeur de l’orque quand tu le sens. 

    - Oui et certaines traces sont récentes. 

    - Super, Elquirel, et ma main à couper que les énormes bottes là sur la droite en font partie 

    - Petit futé, tu viens de sauver ta main cailleuse. 

    - La paix, vous tous. Continuez à parler aussi fort et on ne perdra peut-être pas qu’une main dans l’histoire… Mais où est Gidéon ? 

    - Parti invisible en reconnaissance il y a quelques instants. Tu t’inquiètes Tuskan ? 

    - Je ne sais pas lequel est le plus écervelé, Nelson. Toi ou lui. Il pouvait se faire escorter de Victor, mais non ! C’est quoi ce bruit ? 

    - Ça, c’est l’écervelé qui revient vous prévenir que trois géants à un œil sont en train de rappliquer ici. » chuchote une voix sarcastique surgit de nulle part. 

    « Ah oui ! Et au bout du couloir, un serpent à tête vaguement humaine semble diriger cette charmante troupe. Bon vous voilà prévenus, moi je file m’embusquer. 

    - Des géants, on va bien s’amuser ! Dumathoïn aide moi à rendre ce lieu à tes fils. » 


    A peine le temps de se mettre en position que, tels que décrits par Gidéon, trois créatures de près de deux mètres cinquante accompagnées d’un naga font irruption dans la salle du trône. Suivant les ordres de l’homme-serpent, deux d’entre eux se lancent dans la mêlée et le dernier remonte le couloir à toutes jambes. L’un d’eux est promptement stoppé par la lame de Gideon qui se rematérialise ainsi que son porteur. Le choc initial est violent. Mais alors que Nelson et Kasdanthur foncent droit vers le naga, l’humain stoppe net, avant de tourner les talons et de s’enfuir en hurlant. 

    Profitant de la confusion qui s’ensuit, le naga s’échappe tandis que le destin des cyclopéens est vite scellé. Le calme pesant qui suit la rixe est mis à contribution pour se soigner et rejoindre un Nelson encore tremblant qui peine à retrouver son calme. 

« Récupère bien gamin, les renforts ne devraient pas tarder. L’ennemi va profiter de sa connaissance du terrain ainsi que de multiples portes que contient la salle du trône pour tenter de nous submerger 

- Ça va le faire le vieux, laisse-moi juste un instant. 

- Tas de mollassons, tâcher de vous disposer de façon à bien surveiller les différents accès. Les dieux nains m’entendent, il va y avoir des têtes à raccourcir. » 

Bientôt des nuées de glapissements rauques s’élèvent. Une multitude d’orques encadrés par le naga et un cyclopéen jaillissent dans l’espace royal. Les coups pleuvent. Le naga, à distance, tente de créer une brèche, à l’aide d’un éclair, mais un sort de silence lui coupe toute capacité de lancement futur de sort. Et il ne peut que s’en remettre à ses dieux serpentins lorsqu’un Kasdanthur aux yeux brillants de l’excitation du combat, lève sur lui ses marteaux de guerre. 

    Privés rapidement de leader, les ennemis, malgré le surnombres sont incapables de proposer une résistance ordonnée et les rares survivants décampent bientôt sans demander leur reste. Le groupe reprend alors l’exploration de la zone. Les lieux sont cartographiés par le nain, notamment un complexe minier important où le groupe se heurte et défait un monstrueux formorian. Puis les amis sont la cible d’une embuscade menée par une créature semblant sortir de la roche elle-même et dont le regard va complètement chambouler Nelson qui l’ombre des roches achevée lève son fléau sur ses camarades. Ses compères le bombardent de sort d’immobilisation afin de le stopper le temps que les effets délétères se dissipent…

La tempête passée, usant de sa magie pour franchir des zones très difficiles d’accès, Tuskan répertorie un conséquent filon de mithril ! Alors que l’exploration touche à sa fin, depuis une tourelle de la forteresse, les jeunes observent dans une immense caverne, un important troupeau de rothés qui paisse au loin. 

 « Cette caverne doit être connectée au Tréfonds obscurs, il n’y a pas de doute. 

- C’est certainement depuis ce lieu que les créatures ont su investir la citadelle. Vous avez vu l’état du pont-levis ? On dirait qu’il est passé à la moulinette. Tuskan, une théorie fumeuse ? Lâche la longue-vue de Georges un instant ! Ben, tu ne dis rien ? Tu en fais une drôle de tête. 

- Vous avez vu ? » glapit difficilement le mage 

 « Et qu’est-ce qu’on est censé avoir vu ? 

- Là-bas au fond de la grotte. Côté nord. Il y avait un dragon d’une sombre noirceur ! Il a choppé deux rothés en vol et les a engloutis. Puis il s’est posé tout près de la petite ouverture là-bas, s’est changé en elfe noire et s’y est engouffré ! 

  -Tu bois trop camarade ! » rit un peu faussement Victor. 

- Et il n’y avait pas le vieil Anthar juché sur la tour de Chalandromachin en train de voler, par hasard ? » 

- La ferme Gidéon. J’ai vu ce que j’ai vu. Kasdanthur ta mine ne sera pas viable tant qu’un dragon cupide rodera à proximité… 

- Je sais gamin. Et si on allait y jeter un œil ? »

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